Géographie
Volcans : types, éruptions et 8 exercices corrigés
Un magma visqueux explose, un magma fluide s'écoule : la viscosité décide du type d'éruption. Parties du volcan, échelle VEI, répartition et 8 exercices.
Recommandé pour: 6e · 5e
Un volcan est une ouverture de la croûte terrestre par laquelle sort de la matière fondue venue de l’intérieur de la planète. La question qui organise tout le chapitre n’est pas « comment est-il fait », mais pourquoi certaines éruptions s’écoulent tranquillement et d’autres explosent. La réponse tient en un mot : la viscosité.
Un magma fluide, pauvre en silice, laisse partir les gaz et produit des coulées de lave que l’on peut photographier de près. Un magma visqueux, riche en silice, retient les gaz jusqu’à ce que la pression fasse éclater la montagne. C’est la différence entre ouvrir une bouteille d’eau gazeuse et ouvrir une bouteille de sirop secouée.
Comment est fait un volcan
| Partie | Ce que c’est |
|---|---|
| chambre magmatique | réservoir de magma dans la croûte ou le manteau supérieur |
| cheminée | conduit par lequel le magma remonte |
| cratère | ouverture au sommet, d’où sort le matériau |
| cône volcanique | accumulation de lave et de cendres bâtie éruption après éruption |
| cratère adventif | ouverture secondaire sur le flanc |
| fumerolles | sorties de gaz, actives même hors éruption |
Un détail qui corrige l’erreur la plus répandue : la chambre magmatique se situe à quelques dizaines de kilomètres de profondeur, dans la croûte ou le manteau supérieur — pas dans le noyau, à 2 900 km. Il vaut la peine de revoir les profondeurs dans la structure de la Terre.
Effusif ou explosif : la viscosité décide
| Caractéristique | Éruption effusive | Éruption explosive |
|---|---|---|
| teneur en silice | faible | élevée |
| viscosité du magma | faible (fluide) | élevée (pâteux) |
| comportement des gaz | s’échappent facilement | restent piégés |
| type de magma | basaltique | andésitique, rhyolitique |
| produit principal | coulées de lave | cendres, bombes, nuées ardentes |
| forme obtenue | volcan-bouclier | stratovolcan |
| exemple | Piton de la Fournaise | Montagne Pelée, Pinatubo |
Remarquez ce qui n’est pas dans le tableau : la température. Les magmas basaltiques sont les plus chauds (jusqu’à 1 200 °C) et sont précisément les moins explosifs. C’est la silice qui décide, en formant de longues chaînes qui épaississent le magma.
Les produits d’une éruption
| Produit | Ce que c’est | Danger |
|---|---|---|
| lave | roche fondue qui s’écoule, 700-1 200 °C | détruit, mais avance lentement |
| cendres | fragments fins emportés par le vent | effondrent les toits, bloquent les avions |
| lapilli et bombes | fragments du millimètre au mètre | impacts et incendies |
| gaz | vapeur d’eau, CO₂, SO₂ | asphyxie, pluies acides, climat |
| nuée ardente | gaz + cendres + fragments à 200-700 °C | le plus meurtrier : des centaines de km/h |
| lahar | coulée de boue volcanique | ensevelit des vallées entières |
La ligne décisive est celle de la nuée ardente. Là où la lave laisse le temps de partir à pied, la nuée ardente franchit 6 km en moins de 4 minutes, comme le calcule l’exercice 5. C’est elle qui a rayé Saint-Pierre de la Martinique de la carte le 8 mai 1902, et c’est à cette occasion que le géologue Alfred Lacroix a forgé le terme, entré depuis dans le vocabulaire scientifique international.
Les quatre types de volcan
| Type | Forme | Matériau | Exemple |
|---|---|---|---|
| volcan-bouclier | large, pentes douces | lave fluide | Piton de la Fournaise, Mauna Loa |
| stratovolcan | haut, pentes raides | couches de lave et de cendres | Montagne Pelée, Fuji |
| cône de cendres | petit, très raide | lapilli et cendres | Puy de Pariou (Auvergne) |
| caldeira | vaste dépression | reste d’un effondrement | Campi Flegrei, Yellowstone |
La caldeira est la plus contre-intuitive : ce n’est pas une montagne, c’est un creux. Elle se forme quand une éruption vide la chambre magmatique et que le toit s’effondre, laissant une dépression de plusieurs kilomètres.
L’échelle VEI
Le Volcanic Explosivity Index mesure l’intensité d’une éruption de 0 à 8, et il est logarithmique : chaque degré correspond à environ 10 fois plus de matériaux émis.
| VEI | Volume émis | Description | Exemple |
|---|---|---|---|
| 0-1 | < 0,001 km³ | effusif, continu | Piton de la Fournaise |
| 2-3 | 0,001-0,1 km³ | explosif modéré | Stromboli |
| 4 | 0,1-1 km³ | grande | Montagne Pelée 1902, Eyjafjallajökull 2010 |
| 5 | 1-10 km³ | très grande | Vésuve 79 |
| 6 | 10-100 km³ | colossale | Krakatoa 1883, Pinatubo 1991 |
| 7 | 100-1 000 km³ | supercolossale | Tambora 1815 |
| 8 | > 1 000 km³ | mégacolossale | Yellowstone, il y a 640 000 ans |
Chaque degré couvre une plage de volumes, et c’est pourquoi deux événements séparés d’un degré ne sont pas exactement dans le rapport 10 pour 1, comme le montre l’exercice 7. Le Tambora, en 1815, a injecté tant de matière dans l’atmosphère que 1816 est resté dans l’hémisphère nord comme l’année sans été ; le Pinatubo, en 1991, a refroidi la planète d’environ 0,5 °C pendant deux ans.
Où sont les volcans — et où sont ceux de la France
Les volcans ne sont pas répartis au hasard : environ 75 % des quelque 1 350 volcans actifs se trouvent dans la ceinture de feu du Pacifique, une bande qui suit les limites de plaques autour de cet océan. Le reste se concentre sur les dorsales océaniques, en Méditerranée, dans le rift africain et sur des points chauds isolés comme Hawaï. Traduire ces proportions en nombres est un exercice de pourcentage, et l’exercice 6 fait le calcul.
La France a des volcans actifs, mais uniquement outre-mer, et chacun illustre un contexte différent :
- le Piton de la Fournaise, à La Réunion, est un volcan-bouclier de point chaud et l’un des plus actifs du monde, avec en moyenne une à deux éruptions par an, presque toujours effusives et sans victimes ;
- la Montagne Pelée, en Martinique, et la Soufrière, en Guadeloupe, sont des stratovolcans de subduction dans l’arc des Petites Antilles : magma visqueux, éruptions explosives, surveillance permanente ;
- la Chaîne des Puys, en Auvergne, inscrite à l’UNESCO en 2018, aligne environ quatre-vingts édifices sur un amincissement de la croûte lié à la formation des Alpes. Son plus jeune appareil, le lac Pavin, a environ 7 000 ans : la zone est considérée comme endormie, pas éteinte.
Actif, endormi ou éteint
| État | Définition | Exemple |
|---|---|---|
| actif | en éruption ou avec une activité récente | Piton de la Fournaise, Etna |
| endormi | sans éruption depuis longtemps, mais encore capable | Montagne Pelée, Chaîne des Puys |
| éteint | plus de chambre magmatique active | Cantal, Mont-Dore |
La classification est plus délicate qu’elle n’y paraît : un volcan peut rester silencieux des milliers d’années puis reprendre. La Montagne Pelée n’a plus connu d’éruption depuis 1932 et reste surveillée en continu, parce qu’une population dense vit sur ses flancs.
Les erreurs les plus fréquentes
- Croire que le magma vient du noyau. Il se forme dans la croûte et le manteau supérieur, à quelques dizaines de kilomètres.
- Dire que la température décide du caractère explosif. C’est la viscosité, liée à la silice. Les magmas les plus chauds sont les moins explosifs.
- Confondre magma et lave. Le magma est dedans, la lave est dehors. Et la lave a déjà perdu une partie de ses gaz.
- Croire que la lave est le principal danger. Les principaux dangers sont les nuées ardentes et les lahars. De la lave, on s’écarte en marchant.
- Traiter l’échelle VEI comme linéaire. Elle est logarithmique : de VEI 4 à VEI 7, ce sont 1 000 fois plus de matériaux, pas trois fois.
- Qualifier d’éteint un volcan endormi. Un volcan éteint n’a plus de chambre magmatique active ; un volcan endormi peut reprendre.
- Imaginer les volcans répartis au hasard. Ils suivent les limites de plaques et les points chauds, ce qui explique que les volcans actifs français soient tous outre-mer.
Dans les huit exercices ci-dessous la difficulté augmente et aucun ne réutilise la méthode du précédent. Les deux premiers portent sur les parties du volcan et le critère effusif/explosif ; le troisième calcule des temps de progression de la lave avec la relation du mouvement rectiligne uniforme ; le quatrième exploite l’échelle logarithmique VEI ; le cinquième compare lave et nuée ardente et montre pourquoi l’une tue et l’autre non ; le sixième calcule la répartition mondiale ; le septième confronte Tambora et Pinatubo et découvre pourquoi la donnée réelle ne colle pas exactement à l’échelle ; le huitième explique le cas de la Chaîne des Puys et calcule la dérive de La Réunion au-dessus de son point chaud.
Exercices corrigés
1. Associer chaque description à la partie du volcan correspondante : (a) réservoir de magma en profondeur ; (b) conduit par lequel le magma remonte ; (c) ouverture au sommet par laquelle sort le matériau ; (d) accumulation de matériaux rejetés autour de l'ouverture ; (e) ouverture secondaire sur le flanc. base
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- (a) Le réservoir en profondeur est la chambre magmatique, généralement à quelques kilomètres ou quelques dizaines de kilomètres sous la surface.
- (b) Le conduit de remontée est la cheminée volcanique.
- (c) L'ouverture au sommet est le cratère.
- (d) L'accumulation autour est le cône volcanique, construit couche après couche à chaque éruption.
- (e) L'ouverture secondaire sur le flanc est un cratère adventif, ou cône secondaire.
- Remarque importante : la chambre magmatique se trouve dans la croûte ou le manteau supérieur, et non dans le noyau, à des milliers de kilomètres.
Réponse: (a) chambre magmatique ; (b) cheminée ; (c) cratère ; (d) cône volcanique ; (e) cratère adventif.
2. Classer chaque éruption en effusive ou explosive, en justifiant par la viscosité du magma : (a) magma basaltique, pauvre en silice, très fluide ; (b) magma rhyolitique, riche en silice, très visqueux ; (c) magma andésitique, intermédiaire, avec beaucoup de gaz dissous. base
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- Le critère est toujours la viscosité : plus il y a de silice, plus le magma est visqueux, et plus les gaz ont du mal à s'échapper.
- (a) Pauvre en silice et fluide : les gaz sortent sans résistance, la lave s'écoule. Éruption effusive, de type hawaïen.
- (b) Riche en silice et visqueux : les gaz restent piégés, la pression monte jusqu'à l'explosion. Éruption explosive, de type péléen ou plinien.
- (c) Intermédiaire avec beaucoup de gaz : comportement explosif, avec des éruptions par pulsations et des colonnes de cendres. C'est le cas des volcans des Andes.
- Règle de lecture : silice et viscosité vont de pair, et forte viscosité signifie explosion.
Réponse: (a) effusive ; (b) explosive ; (c) explosive. Ce n'est pas la température qui décide, mais la viscosité, qui dépend de la teneur en silice.
3. Une coulée de lave basaltique avance à 5 m/s. Combien de temps met-elle pour parcourir 3 km ? Et une coulée lente, à 0,1 m/s, pour la même distance ? base
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- J'utilise la relation du mouvement uniforme : temps = distance ÷ vitesse.
- Je convertis la distance en mètres : 3 km = 3 000 m.
- Coulée rapide : 3 000 m ÷ 5 m/s = 600 s.
- En minutes : 600 ÷ 60 = 10 minutes.
- Coulée lente : 3 000 m ÷ 0,1 m/s = 30 000 s.
- En heures : 30 000 ÷ 3 600 = 8,33 h, soit 8 heures et 20 minutes.
- Conclusion : même la coulée rapide est assez lente pour qu'on puisse s'en éloigner à pied. La lave détruit, mais elle tue rarement.
Réponse: 10 minutes à 5 m/s et 8 heures 20 minutes à 0,1 m/s. Les coulées de lave menacent les constructions, pas la vie de qui peut marcher.
4. L'échelle VEI est logarithmique : chaque degré correspond à 10 fois plus de matériaux émis. Combien de fois plus une éruption de VEI 7 émet-elle qu'une de VEI 4 ? Et qu'une de VEI 6 ? intermedio
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- De VEI 4 à VEI 7, il y a trois degrés : 7 - 4 = 3.
- Chaque degré multiplie par 10, le rapport est donc 10³.
- 10³ = 10 × 10 × 10 = 1 000 fois plus de matériaux.
- De VEI 6 à VEI 7, il n'y a qu'un degré : 10¹ = 10 fois plus.
- Interprétation : sur une échelle logarithmique, l'écart entre deux nombres voisins est énorme. Un VEI 7 n'est pas « un peu pire » qu'un VEI 6, il est dix fois plus gros.
Réponse: 1 000 fois plus qu'un VEI 4 et 10 fois plus qu'un VEI 6. Sur une échelle logarithmique, un seul degré vaut déjà un ordre de grandeur.
5. Une ville se trouve à 6 km du cratère. Calculer le temps d'arrivée d'une nuée ardente se déplaçant à 100 km/h et celui d'une coulée de lave à 5 m/s, puis comparer. intermedio
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- Nuée ardente : temps = 6 km ÷ 100 km/h = 0,06 h.
- Je convertis en minutes : 0,06 × 60 = 3,6 minutes, soit 3 minutes et 36 secondes.
- Coulée de lave : je convertis la distance, 6 km = 6 000 m.
- Temps = 6 000 m ÷ 5 m/s = 1 200 s, soit 20 minutes.
- Rapport des deux temps : 1 200 s ÷ 216 s = 5,6 fois.
- Conclusion : la lave laisse 20 minutes, la nuée ardente moins de 4. Et la nuée ardente atteint 200 à 700 °C, ce qui en fait la cause de la plupart des morts — c'est elle qui a détruit Saint-Pierre de la Martinique le 8 mai 1902.
Réponse: 3 minutes et 36 secondes pour la nuée ardente, 20 minutes pour la lave. La nuée ardente est 5,6 fois plus rapide et, contrairement à la lave, ne laisse pas le temps de partir à pied.
6. On estime qu'il existe environ 1 350 volcans actifs ou potentiellement actifs dans le monde, dont environ 75 % dans la ceinture de feu du Pacifique. Combien de volcans cela représente-t-il, et combien se trouvent hors de cette ceinture ? intermedio
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- Je calcule 75 % de 1 350 : 0,75 × 1 350 = 1 012,5.
- Comme il s'agit d'un décompte de volcans, j'arrondis : environ 1 010 volcans.
- Hors de la ceinture de feu : 1 350 - 1 012,5 = 337,5, soit environ 340.
- Vérification par le complément : 25 % de 1 350 = 0,25 × 1 350 = 337,5. Cela coïncide.
- Interprétation : la répartition n'a rien d'aléatoire. La ceinture de feu est une succession de limites de plaques autour du Pacifique, et c'est là que le magma trouve un passage.
Réponse: Environ 1 010 volcans dans la ceinture de feu et environ 340 en dehors. Ce qui concentre les volcans, ce n'est pas le hasard, ce sont les limites de plaques.
7. L'éruption du Tambora, en 1815, a émis environ 150 km³ de matériaux (VEI 7) ; celle du Pinatubo, en 1991, environ 10 km³ (VEI 6). (a) Combien de fois le Tambora a-t-il été plus gros ? (b) L'échelle VEI prévoit un facteur 10 par degré. La donnée confirme-t-elle exactement l'échelle ? avanzato
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- (a) Je divise les volumes : 150 km³ ÷ 10 km³ = 15 fois.
- (b) L'échelle prévoit un facteur 10 pour un degré d'écart, de VEI 6 à VEI 7.
- La valeur observée est 15, et non 10.
- Je compare : 15 vaut 1,5 fois la prévision, donc on reste dans le même ordre de grandeur, sans coïncidence exacte.
- Explication : chaque degré VEI couvre une PLAGE de volumes, pas une valeur unique. Le VEI 7 va de 100 à 1 000 km³, et 150 km³ se situe dans le bas de cette plage.
- Contexte : le Tambora a fait baisser la température moyenne du globe, et 1816 est resté dans l'histoire comme l'année sans été. Le Pinatubo, dix fois plus petit, a refroidi la planète d'environ 0,5 °C pendant deux ans.
Réponse: (a) 15 fois plus gros. (b) Pas exactement : l'échelle prévoit 10 et la donnée donne 15, parce que chaque degré VEI couvre une plage de volumes (le VEI 7 va de 100 à 1 000 km³) et non une valeur précise.
8. En France, les volcans actifs se trouvent uniquement outre-mer : le Piton de la Fournaise à La Réunion et la Montagne Pelée en Martinique. (a) Expliquer pourquoi la Chaîne des Puys, en Auvergne, n'est plus active. (b) La Réunion est née au-dessus d'un point chaud fixe ; en admettant que la plaque se déplace de 4 cm par an et que l'île a 3 millions d'années, calculer de combien de kilomètres elle s'est éloignée du point chaud. avanzato
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- (a) La Chaîne des Puys s'est formée à la faveur d'un amincissement de la croûte lié à la formation des Alpes, et non à une limite de plaques active.
- Sa dernière manifestation, le lac Pavin, date d'environ 7 000 ans : à l'échelle géologique c'est récent, mais l'alimentation en magma s'est arrêtée, d'où une zone considérée comme endormie plutôt qu'active.
- La Réunion et la Martinique, elles, sont dans des contextes actifs : un point chaud pour la première, une zone de subduction sous l'arc des Petites Antilles pour la seconde.
- (b) Je calcule le déplacement : 4 cm/an × 3 000 000 ans = 12 000 000 cm.
- Je convertis en kilomètres : 1 km = 100 000 cm, donc 12 000 000 ÷ 100 000 = 120 km.
- Attention au modèle : le calcul suppose une vitesse constante, ce qui est une simplification, la vitesse des plaques variant au cours des temps géologiques.
Réponse: (a) Parce qu'elle n'est pas sur une limite de plaques active et que son alimentation en magma s'est interrompue ; sa dernière éruption remonte à environ 7 000 ans. (b) Environ 120 km, en admettant une vitesse constante de 4 cm par an.
Questions fréquentes
Pourquoi un volcan entre-t-il en éruption ?
Parce que le magma est moins dense que les roches environnantes et remonte, s'accumulant dans une chambre magmatique. Les gaz qui y sont dissous se dilatent à mesure que la pression baisse, comme à l'ouverture d'une bouteille de soda. Si le magma est fluide, les gaz s'échappent et la lave s'écoule ; s'il est visqueux, les gaz restent piégés, la pression monte et l'éruption est explosive.
Quelle est la différence entre magma et lave ?
C'est la même matière à deux endroits : le magma est la roche fondue tant qu'elle est à l'intérieur de la Terre, la lave est cette même roche fondue une fois arrivée en surface. En sortant, elle perd des gaz et refroidit, donc lave et magma n'ont jamais exactement la même composition. La lave se situe entre 700 °C et 1 200 °C.
Quels sont les types de volcan ?
Quatre formes principales : le volcan-bouclier, large et à pentes douces, fait de lave fluide (Hawaï, Piton de la Fournaise) ; le stratovolcan ou volcan composite, haut et à pentes raides, avec des couches alternées de lave et de cendres (Montagne Pelée, Fuji) ; le cône de cendres, petit et très raide ; et la caldeira, vaste dépression formée quand le toit de la chambre magmatique s'effondre après une éruption majeure.
Qu'est-ce qu'une nuée ardente et pourquoi est-elle si dangereuse ?
C'est un mélange de gaz, de cendres et de fragments à 200-700 °C qui dévale les pentes à plusieurs centaines de kilomètres par heure. Le terme a été forgé par le géologue Alfred Lacroix après l'éruption de la Montagne Pelée du 8 mai 1902, qui a détruit Saint-Pierre de la Martinique et tué environ 28 000 personnes en quelques minutes. À la différence d'une coulée de lave, on ne peut pas s'en éloigner à pied.
Y a-t-il des volcans actifs en France ?
Oui, mais uniquement outre-mer. Le Piton de la Fournaise, à La Réunion, est l'un des volcans les plus actifs de la planète, avec en moyenne une à deux éruptions par an. La Montagne Pelée, en Martinique, et la Soufrière, en Guadeloupe, sont surveillées en permanence. En France métropolitaine, la Chaîne des Puys en Auvergne, inscrite à l'UNESCO en 2018, compte environ quatre-vingts édifices dont le plus récent, le lac Pavin, a environ 7 000 ans : la zone est considérée comme endormie.